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Syndicat Intercommunal d'Assainissement de la Région de l'Hautil

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AccueilLe contrat de bassinDiagnostic

Diagnostic

 

Le contrat global pour l’eau de l’Hautil concerne le bassin versant situé sur la Seine, dans le département des Yvelines, à environ 30 km au nord-ouest de Paris, sur un territoire de 74 Km².

Il est porté par le Syndicat Intercommunal d’Assainissement de la Région de l’Hautil (SIARH). Les 11 communes de ce territoire sont réparties sur les rives droite et gauche de la Seine, au niveau de la « boucle de Chanteloup-les-Vignes », représentant une population totale de 103 000 habitants.

Le bassin versant de l’Hautil

Le bassin versant tire sa cohérence tant de la gestion des eaux usées (réseau d’assainissement) que de la gestion de son chevelu hydrographique (rus et ruissellement des eaux pluviales). Situé sur l’unité hydrographique Seine Mantoise, il concerne les masses d’eaux superficielles HR230A (la Seine du confluent de l’Oise au confluent de la Mauldre) et les masses d’eaux souterraines 3107 (Eocène et craie du Vexin français) et 3102 (Tertiaire du Mantois à l’Hurepoix). Il est délimité au nord et au sud par des plateaux, le sens d’écoulement étant orienté nord - sud en rive droite de la Seine, et sud - nord en rive gauche. Le bassin versant se caractérise également par la présence d’annexes hydrauliques : les bras de la Seine, 8 petits rus souvent canalisés et 3 étangs en bord de Seine.

La qualité des eaux, un enjeu fort

La station de mesure du réseau de surveillance (RCS) située à Poissy permet le suivi de la qualité de l’eau. L’état actuel de la Seine à Poissy est de qualité « mauvaise » :

  • La qualité physico-chimique est « mauvaise » avec des teneurs en azote et phosphore élevées.
  • La qualité biologique est « moyenne ».
  • Le bon état chimique n’est pas respecté avec la présence de phtalates en concentration élevée, de HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) dans l’eau et de métaux lourds (cadmium, plomb, mercure...) dans les sédiments.
  • Les 2 masses d’eau souterraines sont affectées par les nitrates et les pesticides.

Un territoire marqué par de fortes pressions anthropiques

La Seine est classée masse d’eau fortement modifiée selon la Directive Cadre Européenne de 2000. Le territoire de l’Hautil est marqué par un passé industriel polluant et économique encore importante, avec certes une industrie automobile et une activité agricole en déclin. L’épandage des eaux usées brutes concentrées en métaux lourds de la ville de Paris jusqu’en 2005 et sur plus de 300 ha a engendré une pollution des sols persistante. La présence de carrières avec l’extraction des sous-sols, l’usine d’incinération des déchets, l’enfouissement de déchets, le maraîchage, l’arboriculture et céréales sur près de 900 ha sont autant de facteurs polluants… Sans compter le transport fluvial pratiqué sur la Seine qui a impliqué des aménagements tels que la protection des berges, barrages et écluses, projet de plate-forme portuaire… Résultat : 2/3 des berges et des talus sont artificialisées. Les axes routiers A14 et la RD113 (est-ouest), la RD190 (nord-sud) font de ce territoire une zone de passage, un noeud routier.

Un territoire dynamique

Approuvé le 25 septembre 2008, le SDRIF (Schéma Directeur Régional d’Ile-de-France) mentionne de grands projets d’aménagement avec l’OIN Seine aval (opération d’intérêt national). Ces projets doivent structurer une part importante du territoire en pleine mutation avec la création de logements en nombre, la dynamisation de l’activité économique, la création de nouvelles filières (éco-construction). Des projets en matière d’infrastructures portuaires et d’équipements routiers se profilent : la plateforme multimodale sur les ports d’Achères et de Triel-sur-Seine, la création de l’autoroute A104, le nouveau franchissement de la Seine à Achères par une transversale est-ouest.

Les multiples usages de loisirs (navigation de plaisance, aviron, pêche, promenades sur les rives…) devraient se renforcer avec le projet de réouverture des berges au public et la création de pistes cyclables sur tout le linéaire (projet vélo route, voie verte). A noter que ce projet s’inscrit dans une volonté de préserver l’environnement et les continuités écologiques le long de la Seine.

La Seine, exutoire des eaux usées et pluviales

L’assainissement du territoire est géré par les communes pour la collecte, le SIARH pour le transfert et le SIAAP pour le traitement à la station d’épuration des Grésillons.

Il présente de nombreux dysfonctionnements. L’étude temps de pluie réalisée en 2005, complétant les schémas directeurs d’assainissement des communes, a mis en évidence le travail à effectuer pour éviter les déversements directs en Seine. Aujourd’hui, ils sont évalués à 1 million de m3 d’eaux non traitées par an.

Des projets structurants

La mise en séparatif des réseaux, la mise en conformité des branchements des particuliers et des établissements publics, des rejets d’eaux usées non domestiques, l’auto-surveillance, une meilleure gestion des eaux pluviales et de leur dépollution, la réhabilitation de réseaux, le contrôle du fonctionnement des assainissements autonomes doivent encore faire l’objet d’un travail conséquent.

Même si le Syndicat a programmé de grands travaux structurants (ouvrages de stockage), les communes devront poursuivre leurs efforts.

A noter que la qualité de l’eau du méandre est fortement dépendante des travaux à venir d’amélioration du processus de traitement de la station Seine Aval, située en amont à Achères et de la deuxième tranche de travaux de la station des Grésillons à Triel-sur-Seine.

La ressource en eau

L’alimentation en eau potable de la population du territoire de l’Hautil provient du champ captant d’Andrésy (Andrésy, Chanteloup-les-Vignes, Maurecourt et Triel-sur-Seine complétée par un forage local) et essentiellement du champ captant de Flins-Aubergenville (Poissy, Carrières-sous-Poissy, Médan, Orgeval, Villennes-sur-Seine, Aigremont). Elle est complétée par les apports des champs captant de Verneuil-Vernouillet ou de Poissy et du Pecq-Croissy (Chambourcy pour une grande part).

Les aquifères sont la nappe des alluvions, l’aquifère des calcaires lutétiens, la nappe de la craie, la nappe de l’Albien, avec une gestion de la ressource qualitative et quantitative sécurisée, notamment vis-à-vis des intrants (azote et pesticides).

La sensibilisation au cœur de la valorisation du territoire Si la Seine constitue un patrimoine naturel et historique remarquable, ce potentiel est encore peu exploité. Sous l’aspect pédagogique, quelques actions ponctuelles sont développées (nettoyage de berges, animations ponctuelles…), mais aucune classe d’eau (dispositif Agence de l’eau) n’a encore été mise en place.

Les documents attachés

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Document PDF - 6.8 Mo - Publié le 27 janvier 2012
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